En 2025, l’ASPA a diversifié ses événements en lançant un module de projection cinéma-débat, en présence de l’équipe de réalisation, offrant des moments particulièrement riches d’échanges avec le public:
« Au Bord du Cadre » s’inscrit dans le cadre d’un projet JSI (Jeunesse Solidarité International) mené par les associations YouthID (France) et Padil (Tunisie), avec le soutien de la Ligue de l’Enseignement, du FONJEP et de France Volontaires, et financé par le Ministère de l’Europe et des Affaires Étrangères via les Aides Publiques au Développement. Le film suit les parcours de vie d’Oussama, Habiba et Manel, de l’enfance à l’âge adulte, en explorant leur engagement dans le travail et leurs activités au centre. À travers leurs expériences, le spectateur découvre les difficultés qu’ils rencontrent, leurs peurs, mais aussi leurs réussites et leurs espoirs.
Le film met également en avant les relations familiales et l’entourage des protagonistes : Nesrine, la grande sœur attentionnée, Lamia, la mère aimante, et Habiba, la directrice dévouée du centre. Sahim, président de Padil, et Eya, éducatrice spécialisée, apportent un éclairage sur les enjeux de la ville et sur la défense des droits des personnes en situation de handicap jusqu’aux instances internationales comme l’ONU.
« Au Bord du Cadre » met en lumière la réalité du handicap en montrant les obstacles auxquels sont confrontées les personnes concernées et en soulignant l’importance de construire une société véritablement inclusive. Pour cela, il est nécessaire de repenser l’aménagement de la société et d’adapter les infrastructures ainsi que les pratiques pour permettre à toutes et tous de participer pleinement à la vie sociale. Le film révèle également le silence et la stigmatisation qui entourent encore le handicap dans certaines familles, où sa présence peut être cachée, notamment lors des mariages, révélant des tabous persistants. Cette situation souligne l’importance de sensibiliser et d’éduquer à travers la culture et le dialogue afin de changer les mentalités pour que personne ne soit laissé de côté. De plus, le documentaire rappelle la nécessité de soutenir les centres d’accompagnement dont les besoins sont croissants face aux restrictions budgétaires afin qu’ils puissent continuer leur mission essentielle et permettre à chacun·e de trouver sa place dans la société.
Enfin, le film est donc à la fois un témoignage intime et un plaidoyer pour une société plus juste, inclusive et attentive aux besoins de chacun, tout en respectant la dignité et la voix des personnes concernées.
